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Tir à l’arc et échecs à Chantemerle : deux disciplines pour développer concentration et confiance

Un arc et un échiquier n’ont rien en commun, sauf l’essentiel. Les deux obligent l’enfant à s’arrêter avant d’agir. À une époque où l’attention se fragmente en permanence, c’est exactement la compétence qui manque le plus, et c’est précisément ce que ces deux disciplines entraînent chaque semaine à Chantemerle.

22 septembre 2026 5 min de lecture
Écrit par

Florian Menu

Professeur d’échecs à Chantemerle

Florian Menu enseigne les échecs à Chantemerle. Il anime le club d’échecs de l’école trois fois par semaine, du premier apprentissage des règles à la préparation des élèves qui souhaitent se lancer en compétition. Son approche : apprendre à lire une position, anticiper, et tirer une leçon de chaque partie, y compris des défaites.

Publié le 22 septembre 2026

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Élève de Chantemerle en pleine visée au tir à l’arc, arc bandé et flèche encochée
Élève de Chantemerle en pleine visée au tir à l’arc, arc bandé et flèche encochée

Le tir à l’arc, la précision comme apprentissage

Nos élèves pratiquent le tir à l’arc une fois par semaine. La première chose qu’ils découvrent, c’est que la force ne sert à rien. Un arc mal tenu par un enfant énervé n’atteindra jamais la cible, quelle que soit l’énergie qu’il y met.

Deux élèves de Chantemerle en position de tir à l’arc lors d’une séance en salle de sport
Séance hebdomadaire de tir à l’arc à Chantemerle.

Le geste impose sa propre discipline. Se placer, respirer, viser, relâcher. Chaque étape demande d’attendre la précédente. Un enfant qui se précipite le voit immédiatement dans le résultat, sans qu’aucun adulte ait besoin de le lui dire. C’est ce retour direct, sans jugement, qui rend l’activité si efficace.

Au-delà de la justesse du tir, cette pratique développe :

  • la concentration et l’attention soutenue ;
  • la coordination et la précision du geste ;
  • la maîtrise de soi et la gestion des émotions ;
  • la patience et la persévérance ;
  • la confiance en soi, nourrie par une progression visible.

Le tir à l’arc a un autre mérite, plus rare qu’il n’y paraît : l’enfant ne se mesure qu’à lui-même. Il n’y a pas d’équipe qui gagne, pas de camarade plus rapide. Il y a sa flèche précédente, et celle qu’il s’apprête à tirer. Pour un enfant que la comparaison inhibe, cette solitude est une libération.

Les échecs, stratégie et anticipation

Le club d’échecs se réunit trois fois par semaine. Cette régularité change tout : elle transforme un jeu occasionnel en pratique réelle, avec des progrès mesurables d’un mois sur l’autre.

Séance du club d’échecs de Chantemerle sur la terrasse, face au lac Léman
Le club d’échecs sur la terrasse de l’école, face au lac Léman.

Devant un échiquier, un enfant apprend une chose que l’école enseigne rarement de front : ses décisions ont des conséquences, et ces conséquences lui appartiennent. Personne ne peut jouer à sa place. Il doit observer la position, envisager plusieurs suites, choisir, puis assumer ce qui en découle.

La pratique régulière favorise notamment :

  • la concentration sur une durée prolongée ;
  • le raisonnement logique et la pensée stratégique ;
  • la mémoire et la capacité d’anticipation ;
  • la patience et la gestion de la frustration ;
  • l’autonomie dans la prise de décision.

La défaite y occupe une place à part. Aux échecs, on perd souvent, et jamais par hasard. L’enfant qui rejoue sa partie comprend où il s’est trompé. Apprendre à analyser un échec sans se décourager est sans doute la compétence la plus transférable que ce jeu transmette, en classe comme ailleurs.

La compétition, pour ceux qui veulent aller plus loin

Le club offre aussi la possibilité de participer à des compétitions. Ce n’est pas une obligation, et tous les élèves n’en ressentent pas l’envie.

Pour ceux qui s’y engagent, l’expérience est d’une autre nature. Affronter un adversaire inconnu, gérer la pression d’une pendule, tenir sa concentration pendant une partie longue : ce sont des situations que le cadre scolaire ne reproduit pas. Chaque partie devient une occasion de progresser, y compris celles que l’on perd.

Deux disciplines, une même compétence

Le tir à l’arc et les échecs entraînent finalement la même chose : savoir se concentrer avant d’agir.

Avec l’arc, l’enfant apprend à maîtriser son corps, son geste et sa respiration. Devant l’échiquier, il apprend à observer, analyser et anticiper. L’un travaille le calme physique, l’autre le calme mental. Ensemble, ils couvrent les deux versants d’une même aptitude.

Un enfant capable de rester immobile trois secondes avant de relâcher une corde est le même qui saura relire un énoncé avant de répondre.

Dans les deux cas, l’enfant découvre la valeur de la patience, de la précision et de la persévérance. Et il le découvre par l’expérience, pas parce qu’un adulte le lui a expliqué.

Leur place dans notre approche éducative

Ces deux activités ne sont pas des occupations de fin de journée. Elles s’inscrivent dans une approche qui donne une place réelle aux gestes lents, à l’effort sans écran et aux compétences qui ne se mesurent pas en notes.

C’est la même logique qui traverse notre programme d’activités, entre sport, arts et nature : offrir aux enfants des terrains variés où découvrir leurs forces, parfois là où ils ne les attendaient pas. Un élève discret en classe peut se révéler redoutable devant un échiquier. Cette découverte-là vaut largement une heure de cours.

Pour découvrir la vie quotidienne à l’école, entre cours, activités et internat, ou simplement nous poser une question sur nos programmes, écrivez-nous.

Questions fréquentes

Les réponses de la direction aux questions que posent le plus souvent les familles.

À partir de quel âge un enfant peut-il pratiquer le tir à l’arc ?

Dès l’école primaire, avec du matériel adapté à sa taille et à sa force. Le tir à l’arc ne demande aucune puissance particulière : un arc mal tenu par un enfant énervé n’atteindra jamais la cible, quelle que soit l’énergie qu’il y met. C’est le calme et la régularité du geste qui font la différence, pas la musculature.

Le tir à l’arc est-il dangereux pour les enfants ?

Non, à condition qu’il soit encadré. La pratique se déroule sous la supervision d’un adulte, avec des règles de sécurité strictes sur le placement des tireurs, le moment du tir et la récupération des flèches. Ces règles font d’ailleurs partie de l’apprentissage : attendre le signal avant de tirer est en soi un exercice de maîtrise de soi.

Les échecs rendent-ils vraiment les enfants meilleurs à l’école ?

Les échecs entraînent des compétences qui servent en classe : concentration sur une durée prolongée, raisonnement logique, mémoire, anticipation et gestion de la frustration. Aucune activité ne fait à elle seule progresser les notes, mais un enfant qui apprend à analyser une partie perdue sans se décourager applique naturellement la même méthode à un exercice raté.

À quelle fréquence ces activités sont-elles proposées à Chantemerle ?

Le tir à l’arc a lieu une fois par semaine. Le club d’échecs se réunit trois fois par semaine. Cette régularité est volontaire : elle transforme un jeu occasionnel en pratique réelle, avec des progrès mesurables d’un mois sur l’autre.

Faut-il un niveau particulier pour rejoindre le club d’échecs ?

Non. Le club accueille les débutants comme les joueurs plus expérimentés. Les élèves qui souhaitent aller plus loin peuvent ensuite participer à des compétitions, où ils affrontent des adversaires inconnus et apprennent à gérer la pression d’une pendule. Ce n’est pas une obligation, et tous n’en ressentent pas l’envie.

Ces activités sont-elles comprises dans l’écolage ?

Oui. Le tir à l’arc et le club d’échecs font partie du programme complet d’activités extrascolaires sport, arts et nature inclus dans l’écolage, en externat comme en internat. Certaines options facturées à part existent par ailleurs, comme les académies sportives ou les cours privés, détaillées sur notre page tarifs.

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