Ce que sont l’IGCSE et les A-Levels
Ce sont deux étapes successives d’un même cursus, calqué sur le programme national britannique.
L’IGCSE, International General Certificate of Secondary Education, se prépare entre 14 et 16 ans sur deux années. Chaque matière donne lieu à une certification officielle distincte ; à Chantemerle, les élèves en préparent six.
Les A-Levels suivent, entre 16 et 18 ans, également sur deux ans. Là, tout change : l’élève ne garde que trois matières et les étudie en profondeur, à un niveau qui correspond en Suisse à une première année universitaire dans la discipline.
L’IGCSE est-il un diplôme de fin d’études secondaires ?
Non, et c’est la confusion la plus fréquente.
L’IGCSE sanctionne la fin de la scolarité obligatoire, autour de 16 ans. C’est une certification par matière, reconnue internationalement, mais ce n’est pas un titre d’accès à l’université. Il se compare au brevet ou à la fin du cycle d’orientation, pas au baccalauréat.
Ce sont les A-Levels qui jouent le rôle de diplôme de fin d’études secondaires et servent de titre d’admission universitaire. Une famille qui s’arrête à l’IGCSE n’a donc pas terminé le parcours : elle a validé une étape intermédiaire, utile pour intégrer un autre système, mais insuffisante pour candidater dans une université.
La spécialisation sur trois matières, la vraie différence
C’est le point qui distingue réellement ce parcours de la Maturité fédérale, et celui sur lequel une famille doit se prononcer.
La Maturité maintient douze disciplines jusqu’au bout. Les A-Levels en gardent trois. Un élève qui sait à seize ans qu’il veut faire de l’ingénierie peut consacrer deux années entières aux mathématiques, à la physique et à l’informatique, sans traîner une langue ou une discipline artistique qui ne lui servira pas.
C’est un avantage considérable pour un profil déjà orienté. C’est un risque réel pour un élève qui hésite encore, car revenir en arrière après avoir abandonné la moitié de ses matières est difficile. Le choix des trois A-Levels, vers seize ans, engage largement la suite.
Comment l’IGCSE et les A-Levels sont notés
Les deux certifications utilisent des échelles en lettres, et non les notes suisses de 1 à 6.
L’IGCSE est noté de A* à G, matière par matière. Les A-Levels vont de A* à E, E restant une note de réussite. Chaque matière est certifiée séparément : il n’y a pas de moyenne générale, pas de compensation entre disciplines, pas de rattrapage d’une matière par une autre.
Cette logique est l’inverse exacte de celle de la Maturité, où une règle de compensation permet à un bon résultat d’en racheter un faible. Aux A-Levels, un résultat faible ne peut pas être racheté par les deux autres matières : il apparaît tel quel dans le dossier universitaire, et la seule voie de rattrapage est de repasser l’épreuve à une session ultérieure. C’est à la fois plus lisible et plus impitoyable.
Maturité ou A-Levels : le comparatif de structure
| Critère | Maturité fédérale | IGCSE et A-Levels |
|---|---|---|
| Langue | Français, option bilingue | Anglais |
| Nombre de matières en fin de parcours | 12 disciplines | 3 matières |
| Notation | 1 à 6, avec compensation | A* à E, par matière |
| Accès aux universités suisses | Automatique et inconditionnel | Sous condition de notes et de matières |
| Lecture à l’international | Reconnue, moins connue | Immédiate dans le monde anglophone |
| Souplesse d’emploi du temps | Limitée | Élevée |
Aucune colonne n’est meilleure que l’autre. Elles décrivent deux logiques opposées : l’étendue contre la profondeur, la garantie d’accès local contre la portabilité internationale.
Quatre profils pour qui ce parcours fonctionne vraiment
1. L’élève international en mobilité
Une famille expatriée qui change de pays tous les trois ou quatre ans a besoin d’un cursus transférable. L’IGCSE et les A-Levels le sont : ils s’enseignent partout et se reconnaissent partout. Un élève qui quitte la Suisse pour Singapour, Dubaï ou Londres reprend son parcours sans repartir de zéro. C’est le principal atout de ce cursus.
2. Le sportif ou l’artiste de haut niveau
Trois matières plutôt que douze, cela signifie un volume horaire compressible et un calendrier d’examens plus lisible. Pour un joueur de tennis ou de hockey en club de ligue, un skieur ou un danseur, cette souplesse décide souvent de la possibilité même de mener les deux de front.
À Chantemerle, ces élèves bénéficient d’horaires construits autour de leurs entraînements et de leurs compétitions, de ressources en ligne et d’études surveillées qui maintiennent la continuité pendant les déplacements. Notre programme sports-arts-études détaille ce fonctionnement.
3. L’élève à profil d’apprentissage spécifique
Pour un élève dyslexique, dyspraxique, avec un TDAH ou un haut potentiel en manque de défi, réduire le nombre de fronts ouverts change souvent beaucoup de choses. Concentrer l’effort sur trois matières choisies pour leurs points forts produit souvent de meilleurs résultats qu’un programme large où chaque matière faible pèse.
Le cadre Cambridge prévoit par ailleurs des aménagements formels : plans de soutien individualisés, enseignement différencié, aménagements des conditions d’examen, dont le temps supplémentaire, accordés par Cambridge sur dossier, et des enseignants formés à ces situations. Nous travaillons avec les familles et les spécialistes qui suivent déjà l’enfant.

4. L’élève qui vise une université anglophone
Pour candidater au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada ou en Australie, les A-Levels sont un titre lu immédiatement par les services d’admission, sans équivalence à établir. Les universités britanniques raisonnent directement en notes d’A-Levels dans leurs offres. Aux États-Unis, les A-Levels se lisent au même niveau que les examens AP et peuvent donner droit à des crédits universitaires anticipés.
Ce que le parcours exige réellement
La première est l’anglais. Le niveau d’entrée demandé est un B1. En dessous, l’élève passe par notre programme d’intégration en anglais avant de rejoindre le cursus. Le programme est conçu pour des élèves dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, mais il ne fait pas de miracle : suivre un cours de physique en anglais suppose déjà de comprendre le cours.
La seconde est la maturité du choix. Sélectionner trois matières à seize ans demande une lucidité que tous les adolescents n’ont pas au même moment. C’est là qu’un accompagnement individuel, mené par des adultes qui connaissent l’élève, vaut mieux qu’une brochure.
La bonne question n’est pas de savoir quel diplôme est le meilleur. C’est de savoir lequel correspond à la façon dont votre enfant apprend, et à ce qu’il veut faire ensuite.
Et pour entrer à l’université en Suisse ?
Contrairement à la Maturité fédérale, les A-Levels ne donnent pas un accès automatique aux universités publiques suisses. L’admission est conditionnée, et la condition tient en deux volets. Le premier : trois A-Levels, dont l’un au moins en mathématiques ou dans une autre science naturelle, avec un minimum de deux B et un C. Le second, souvent oublié : trois matières supplémentaires au niveau AS ou IGCSE, notées B au minimum, afin de couvrir les domaines de formation générale exigés. L’EPFL et l’ETH Zurich appliquent des exigences plus élevées encore. Les conditions à jour sont publiées par swissuniversities, et nos élèves, qui préparent six IGCSE, satisfont naturellement le second volet.
Ce n’est pas hors de portée, mais cela ne laisse aucune marge. C’est pourquoi nous orientons les élèves qui envisagent la Suisse vers des combinaisons scientifiques solides, typiquement mathématiques, physique et économie. Une famille dont le projet est clairement une université suisse a en revanche tout intérêt à regarder d’abord la Maturité fédérale, dont l’accès est inconditionnel.
IGCSE et A-Levels en Suisse romande
L’offre anglophone de l’arc lémanique se concentre à Genève et à Lausanne, avec des écoles internationales de grande taille, souvent orientées Baccalauréat International. Les centres Cambridge accrédités y sont plus rares, et les structures à petit effectif le sont encore davantage.
Chantemerle est une école Cambridge enregistrée, à Blonay au-dessus de Vevey, à une heure de route de Genève. Nous accueillons les élèves de 11 à 18 ans, en internat comme en externat, dans des classes volontairement réduites.
Le parcours à Chantemerle
L’élève entre généralement à 14 ans, prépare six matières IGCSE sur deux ans, puis trois A-Levels sur deux années supplémentaires. Les matières disponibles couvrent l’anglais première ou deuxième langue, les mathématiques, la biologie, la chimie, la physique, l’économie, le commerce, l’informatique, le français et une troisième langue.
L’IGCSE peut par ailleurs se préparer en une seule année sous certaines conditions, ce qui convient aux élèves venus valider une année à l’étranger avant de rentrer dans leur système d’origine. Et pour les candidats aux universités anglophones, notre University Foundation Programme (page en anglais) renforce l’anglais académique, la méthodologie et la préparation aux candidatures, en parallèle des A-Levels ou d’un autre cursus.
Le détail des matières et des conditions d’admission figure sur notre page section internationale Cambridge. Si votre hésitation porte plutôt sur le Baccalauréat International, notre article sur les idées reçues sur la Maturité fédérale et l’IB éclaire le débat. Et si vous préférez en parler, écrivez-nous : nous vous dirons honnêtement lequel des deux parcours correspond à votre enfant.
Questions fréquentes
Les réponses de la direction aux questions que posent le plus souvent les familles.
L’IGCSE est-il un diplôme de fin d’études secondaires ?
Non. L’IGCSE sanctionne la fin de la scolarité obligatoire, vers 16 ans. C’est une certification par matière, reconnue internationalement, mais ce n’est pas un titre d’accès à l’université : il se compare au brevet ou à la fin du cycle d’orientation. Ce sont les A-Levels, passés entre 16 et 18 ans, qui font office de diplôme de fin d’études secondaires et de titre d’admission universitaire.
Combien de matières faut-il étudier aux A-Levels ?
Trois en général, étudiées sur deux ans et en profondeur, à un niveau qui correspond en Suisse à une première année universitaire dans la discipline. C’est la différence majeure avec la Maturité fédérale, qui maintient douze disciplines jusqu’au bout. À l’IGCSE, l’élève étudie six matières sur les deux années précédentes.
Les A-Levels permettent-ils d’entrer dans une université suisse ?
Oui, mais sous condition, contrairement à la Maturité fédérale dont l’accès est automatique. Il faut obtenir au minimum deux B et un C sur ses trois A-Levels, dont l’un doit être les mathématiques ou une autre science naturelle. C’est atteignable, mais sans marge. Les élèves qui visent la Suisse ont intérêt à choisir des combinaisons scientifiques solides. S’y ajoutent trois matières supplémentaires au niveau AS ou IGCSE, notées B au minimum. L’EPFL et l’ETH Zurich exigent davantage.
Quel niveau d’anglais faut-il pour intégrer le parcours Cambridge ?
Un niveau B1 est demandé à l’entrée. En dessous, l’élève passe par notre programme d’intégration en anglais avant de rejoindre le cursus. Le programme est conçu pour des élèves dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, mais suivre un cours de sciences en anglais suppose déjà de comprendre le cours.
Peut-on préparer l’IGCSE en une seule année ?
Oui, sous certaines conditions. Cette formule convient particulièrement aux élèves qui viennent valider une année à l’étranger avant de rentrer dans leur système scolaire d’origine, ou qui souhaitent gagner en aisance en anglais avant d’aborder un cursus exigeant comme les A-Levels ou l’IB.
Où étudier les IGCSE et A-Levels en Suisse romande ?
L’offre anglophone de l’arc lémanique se concentre à Genève et à Lausanne, avec de grandes écoles internationales souvent orientées Baccalauréat International. Les centres Cambridge accrédités y sont plus rares. Chantemerle est une école Cambridge enregistrée, située à Blonay au-dessus de Vevey, à environ une heure de Genève, et accueille les élèves de 11 à 18 ans en internat comme en externat.